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Posted by on mar 13, 2014 in Community management | 4 comments

Le community manager et son besoin d’influence !

Le community manager et son besoin d’influence !

Klout Score TangCe n’est pas la première fois que l’on me demande mes références en matière de Klout, Peerindex et autres Kred. Pourtant, je me disais que mon offre et mes références terrain étaient plus pertinentes. Bon, je les fournis évidemment, il semble qu’elles attestent d’une certaine dextérité à l’usage des techniques du web. Bien qu’elles n’aient que peu de rapport, même avec une mission de community management de base. Et puis l’influence, c’est une sorte de concept quelque peu abstrait. Que dire du community manager  et de son besoin d’influence.
Faisons un point!

Cherche community manager : Klout et Peerindex 50 mini, Kred 580 mini !

Je croise sur les réseaux beaucoup de personnes, community manager et autre profil, qui s’interrogent sur l’intérêt des indicateurs d’influence.
Klout, Kred, Peerindex sont au menu des conversations et posent le débat.
Sont ils suffisants, importants, essentiels ? Sont ils un critère de choix dans la recherche d’un community manager ?
Quelque soit l’indicateur utilisé, même si les résultats diffèrent, il est bien clair qu’il affichent tous, faute de compétence académique reconnue, une aptitude à user des réseaux sociaux.
Pour le reste, cela peut être un bon pansement pour celles et ceux en manques de reconnaissance, ou à l’ego levé aux hormones.

Que reprocher à ces Klout, Peerindex et autre Kred quand on est CM?

La première chose, d’évidence ce sont les mots choisis.
Influence sent un petit côté réseau de papa, réseau des anciens.
Pourtant, on ne peut dire que ce soit le sens que ces indicateurs veuillent donner de leurs outils de mesure.
Ils cherchent plutôt à décrire une visibilité web, une capacité d’interaction, même si la qualité de cette capacité n’est pas réellement sondée.

La deuxième, c’est de ne pas faire consensus.

Rejetés par les uns, savourés par les autres, ils sont souvent poussés hors du débat.
Une recherche rapide m’a fait constater une relation fonctionnelle amusante.
Plus les community managers avaient, manifestaient de recul avec ces indicateurs, plus ils avaient tendance à considérer leur utilité de moindre importance.
Et plus le niveau de leurs propres indicateurs étaient peu élevés.

Troisième reproche, ils ne mesurent pas tout !

Certains, et ils ne sont pas en manque de score, désireraient qu’ils soient plus complets et reflètent une activité plus réelle.
En ce sens, il faut relever que ces indicateurs n’usent que des informations présentes sur le net.
C’est en fait une réelle difficulté.
Plus ils seraient précis, concernant leur capacité à révéler peerindex Tangune expérience sur le web 2.0, moins les qualités humaines seraient prises en compte.
Personnellement, je préférerai qu’ils ne restent que des indicateurs, afin qu’ils laissent le champ le plus large aux interactions humaines, hors web.

 

Quatrième reproche, imaginer que ces indicateurs se suffisent à eux mêmes.

Ils ne sont qu’une composante d’un profil, comme l’expérience métier, la capacité d’empathie, les connaissances marketing, la capacité de rédaction et tous les éléments qui mènent une entreprise à pourvoir un poste de cette nature.
Encore une évidence ! Si il doit y avoir une présence, une intervention humaine, les qualités humaines et professionnelles du community manager emporteront la décision.

Dernier reproche, il sert avant tout son détenteur

Quel rapport entre une capacité à créer du réseau autour d’une spécialité, la communication web, par exemple, quand vous demandez à votre interlocuteur de gérer une visibilité sur les médias sociaux dans le secteur du tourisme, de l’industrie pétrolière ou l’assurance?
En fait peu.

Quels sont les besoins d’une entreprise quand elle s’offre les services d’un community manager ?

  •  L’animation de comptes de réseaux sociaux et une veille simple concurrentielle et thématique ?
  • La gestion lourde d’une relation client ou et sur le web ?
  • Le développement de la visibilité web de l’entreprise par la mise en place d’une stratégie de contenus ?
  • La mise en place de campagnes e-marketing ?
  • La capacité de gérer une crise d’e-réputation ?
  • Sa capacité de faire la transition entre stratégie produit et relations consommateurs ?
  • Sa capacité à créer des ponts avec l’ensemble des univers d’une marque ?

Cette seule liste nous fait rapidement comprendre que l’influence en la matière n’a que peu d’intérêt.
Sa capacité a intégrer les enjeux de la stratégie de communication de l’entreprise est bien plus essentielle.
Et que le couple expérience métier – outils du web social, est certainement une meilleure réponse à ces interrogations.

Plus les responsabilités vont s’accumuler, plus l’expérience de l’individu devra être importante, plus son maniement de la sphère « sociale » sera délicate et la responsabilité de l’entreprise engagée.
Qui dit expériences et usages multiples pose une question simple? Et la réponse n’est pas à ce niveau de responsabilités une question d’influence.

Faut il un indicateur au score minimal pour un CM?

J’aurais tendance à porter une réponse positive.
J’entends déjà beaucoup me dire, si ils ont un diplôme de CM, ils savent.
Sur le fonds, on Google recherche Jacques TANGpeut imaginer qu’ils auront travailler à minima leur image sur le web, qu’une recherche rapide ne les fera pas apparaître dans des postures peu contrôlées, qu’ils auront testés les outils du web sur une période suffisamment longue.
Si c’est le cas, je ne vois pas en quoi imaginer une demande de Klout  soit immorale, ou injustifiée.
Mais moins qu’un diplôme, ou une expérience de terrain.

Quel besoin d’influence pour un community manager?

L’influence en entreprise

Sa place dans les organigrammes d’entreprise laisse peu de place pour exercer ses talents d’influenceur.
Même s’il porte la voix de l’entreprise sur le web, il n’en est qu’un des rouages.

  •  En assistance d’un service client ?
  • En stage auprès d’un service commercial, ou auprès d’un entrepreneur ?
  • En autonomie dans une structure marketing ?
  • En charge de la relation consommateur de l’entreprise sur le web, en lien hiérarchique ?

Là encore, plus le community manager sera encadré par des personnes « référentes » sur ce métier, moins l’exigence en terme d’indicateurs est nécessaire, dans le minima décrit plus haut.
Plus ses responsabilités sont reconnues dans l’entreprise, plus son expérience métier pourrait avoir besoin d’être reconnue sur les réseaux.

L’influence en agence ou en freelance

Il est en totale autonomie, hors structures, et répond à une demande de stratégie de présence sur les médias sociaux normalement assez codée.
Qu’il est une facilité d’usage des outils, une capacité de communication apte à créer du lien est une réelle compétence.
Mais l’influence n’est pas nécessaire.
Qu’il est une capacité d’adaptation rapide pour gérer efficacement les enjeux de l’entreprise, est une qualité indéniable.
Mais là encore, on parlera plus d’expérience métier que d’influence.

Alors, me direz vous, quand avons nous besoin d’influence pour un CM?

Si nous arrêtons la fonction au concept, chargé de communication web, nous parlerons plutôt de réseau que d’influence.
Les circonstances seront toujours particulières, car elles seront attachées au métier de base de l’entreprise.

Un réseau se construit au nom de l’entreprise

Même si les femmes et hommes qui les représentent ont toute leur place, les réseaux de l’entreprise se construisent sur le temps.
Ils passent au fil des années, des promotions et des départs, de main en main.
Et l’histoire, la réputation de l’entreprise est affaire de travail quotidien exposé sur le long terme.

Un réseau pour des évènementiels?

Nous rentrons plus dans le champ de capacités individuelles à produire du contenu, à amener la blogosphère sur une opération de communication spécifique.
Dans ce cadre, la portée personnelle du chargé de communication a son importance.
Mais là encore, pas de besoin précis d »influence.

L’influence sur le web, il faut la trouver en externe de l’entreprise.

Les conférenciers web, les blogueurs thématiques, les créateurs de tendance, les ambassadeurs de l’entreprise, sont les influenceurs dont une entreprise a besoin.
Comme toujours en l’espèce, le choix se fera qualitativement et quantitativement, rien de bien différent de l’ère pré web.

Au final, le community manager n’a pas besoin d’exercer une influence réelle.
Exit les indicateurs puisqu’ils ne servent qu’à mesurer que des actions dont l’entreprise n’a guère besoin.
Des capacités professionnelles à exercer sur les médias sociaux (technique), des capacités réelles de communication, un vrai caractère permettant d’affronter des situations de conflit seront bien plus utiles.

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4 Comments

  1. Jacques, j’ai bien lu ton analyse, pour essayer de trouver une raison valable de soutenir ce genre de score.

    Mais je ne suis quand même pas d’accord; et voici mon avis.

    Qu’est ce qu’est l’influence ?
    Vous pourrez toujours trouver une définition sur les wikis.
    L’influence comporte une dimension humaine, un peu comme l’âme….
    Vouloir mesurer (quantifier) l’influence, est de l’utopie, voire de l’escroquerie !
    Citez moi un seul algorithme qui puisse intégrer une émotion.

    Quels sont les critères d’un score klout, peerindex, kred, etc ????
    J’ai supprimé mon compte Klout (bien qu’honorable à un instant T ), il y a maintenant plus d’un an, quand je me suis aperçue qu’il était déplorable après 2 ou 3 jours d’absence sur la toile. Et je ne suis pas la seule : de grands blogueurs ont résolument tranché !
    Par contre, si vous twittez , retwittez, êtes twitté, le score monte.
    Donc, il semble que ce soit votre degré d’interaction !

    Si ou quand un recruteur vous demande votre score klout, je dirais que c’est une personne qui n’a rien compris aux réseaux sociaux !
    Exemple : un dingue de foot qui live-tweete , pendant le mondial, aura un meilleur score (dans les 48h), qu’un blogueur méritant ! Ce n’est pas pour autant qu’il connait et utilise les outils d’un community manager….
    Quand je dis « méritant », c’est celui qui produit un contenu et qui apporte à sa communauté.

    Et pour les klouteurs, qui sont fiers de leur score, en avez vous tant besoin que ça ? Sachant que c’est un indicateur fake (à mon humble avis). Ne vous suffit il pas de savoir que vous participez, que vous êtes reconnus, par une communauté ?

    Alors, qu’est ce qu’un score « d’influence » ? une façon de se rassurer, de se faire mousser ?

    A ceux qui défendent cette tartufferie , réfléchissez et dites moi. Je n’ai peut être rien compris….

    A vous lire,
    Sophie

    • En fait Sophie,
      Je pense que ce ne sont que des indicateurs. Il mesurent le mesurable: l’activité présumée. Il est vraisemblable qu’ils seront de plus en plus précis. Je pense que la plupart des gens découvrent leur niveau en le testant. Ils ne font dans la majorité des cas rien de spécifique pour courir après un niveau souhaité.
      Pour le reste, la rencontre IRL d’un recruteur est et reste fondamentale.

      Merci Sophie de ce commentaire et de cet avis.

      Jacques

  2. @Sophie : je suis tout à fait de votre avis. Klout est une tartuferie qui n’intéresse qu’une catégorie de population très spécifique et renseignée. Le concept même d’une « note » d’influence est complètement aberrant, puisqu’une note suppose des critères. Les critères de Klout sont calculés par des machines et je ne vois pas comment des machines peuvent faire un calcul aussi subjectif que l’influence. Cela revient à demander à un robot de calculer des émotions.
    Il n’empêche que je rejoins Jacques sur le fait qu’une « bonne » note Klout témoigne d’un usage maîtrisé et régulier des outils. Il témoigne aussi d’une certaine « aura » virale (qui peut être tout à fait manipulée, mais le fait de manipuler témoigne tout autant voire plus une certaine compétence). Je peux concevoir qu’un recruteur pour un CM s’intéresse au Klout de son candidat, car son Klout témoigne de quelque chose (je ne parle pas d’influence réelle) : un niveau de compétence, une certaine technicité et une présence active. A l’inversement, un Klout de 0 peut poser question (poser question ne veut pas dire juger et condamner)
    Cela dit, il suffit de googliser un candidat et d’observer ses comptes pour avoir une idée sans-doute bien plus pertinente.

    Il y aurait des centaines de lignes à écrire sur le sujet…

  3. Bonjour,
    n’étant pas du métier, je ne peux me prononcer sur la valeur de Klout et de son score pour celui-ci.
    En tant que blogueur et utilisateur de klout, ce qui m’intéresse le plus, ce sont les suggestions d’articles et de blogs que celui-ci me fait découvrir.
    Ce n’est peut-être pas l’usage auquel il est destiné, mais c’est celui que j’en fait.

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