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Le community manager, victime d’uberisation?

Le community manager, victime d’uberisation?

Beaucoup les voient ou les pensent stagiaires, frais diplômés usés dans des tâches sous payées au bénéfice d’entreprises peu regardantes sur leurs besoins digitaux. Si le phénomène existe, l’uberisation du community management n’est pas là. Elle se porte sur la valeur ajoutée réelle d’un métier aux tâches trop souvent déconnectées de leur impact économique.

Le community manager serait il un chauffeur de taxi qui s’ignore ?

Dans sa version actuelle, il est le maître des conversations, le porteur de la parole échangée.
Ses atouts résident spécifiquement dans une « relative » maîtrise d’outils et de routines nécessaires pour officier de la plus belle façon.
Pourtant les années passant, nombre de marques pour qui la relation client n’infuse pas sur les réseaux sociaux plus que cela, voient poindre à l’horizon de multiples applications leur permettant, avec peu de technicité le partage et le suivi des conversations de manière semi- automatisée.
De quoi initier de nombreux salariés au community management.

La technologie était et reste encore un frein à la communication numérique des TPE et PME. Mais pour combien de temps?

Pendant ce temps, l’uberisation est en marche…

Les taxis dans un combat perdu d’avance

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La Link and Go d’Akka technologies

Quand les chauffeurs de taxis défendent leur pré carré, les voitures sans chauffeur arpentent de leurs tests les rues sans tracas.
La Google car, prendra sa place dans les flots de circulation, laissant cette profession victime de la robotisation des services proposés. L’héroïne de Mountain view annonçait il y a moins d’un mois les tests en grandeur nature.
Plus proche de nous, Akka technologies présentera Link And Go, à l’ITS world congress de Bordeaux en octobre prochain.

Dans quelques années, est il fantaisiste d’imaginer qu’elles seront en libre service?
Qu’elles pourraient remplacer les taxis dans les grandes agglomérations?

Poser une stratégie digitale sur le web, c’est comprendre comment fonctionne la communication sur le web. Histoire de se concentrer sur les véritables enjeux des marques: la mise en valeur de leur image de marque, leur relation client, et surtout la recherche de prospect et clients qualifiés.

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Les valeurs ajoutées numériques se déplacent

Au détriment des chauffeurs en tout genre, au profit des constructeurs de véhicules intelligents, la mutation est certaine et en marche. Elle innerve tous les secteurs de l’économie, au premier rang d’entre eux, ceux protégés par des monopoles.
Dans le community management, il en est de même, l’adaptation est le process même de la profession.
Partager, converser ne suffit plus.
Il est désormais nécessaire de gérer le référencement naturel, de poser les entreprises au plus juste dans les Open graph, de dimensionner leurs campagnes sur de nouveaux espaces.
Parce qu’aujourd’hui comme de tout temps, l’activité économique prédomine, et générer des contacts qualifiés est bien un des principaux jobs du community manager.

La création de valeur par l’offre d’un service, la vente d’un produit, permet aux entreprises se prospérer.
La valeur ajoutée est en quelque sorte le « bénéfice brut » dégagé par les actions des entreprises.

La relation client avant tout, pour les marques visibles

Modérer, animer des pages Facebook, par exemple a-t-il un sens pour un centre de vacances, un hôtel?
Certainement à minima, engager la conversation, prendre le pouls, est utile.
La mesure de la satisfaction client elle, par contre est capitale. Elle se fera dès le départ du touriste, dans le monde du voyage.
Le CM y prend il part?
Des applications y pourvoient !
Lui modèrera, répondra aux éventuelles plaintes et commentaires sur les plateformes ad hoc.

Pas de quoi occuper un temps plein dans la majorité des équipements touristiques, pour l’exemple.
Pas de quoi poser une stratégie de communication globale dans la quasi majorité des TPE et PME

La commercialisation sur le web, le webmarketing plus sûrement

conversation-inversée-médias-sociauxPour le reste, son job, c’est bien de nourrir les présences web des marques qu’il représente.
Rédaction web, diffusion, partage sur les réseaux sociaux pour acquérir une autorité sur le web.

Publicité avec les Google adwords, les Facebook ads and co, pour capter de nouveaux prospects.
Reciblage publicitaire pour engager les internautes ayant déjà visité les marques sur le web.

Le reciblage publicitaire permet de solliciter de nouvelles fois des internautes ayant visité des pages d’un site web, ou des articles de blogs par exemple. L’idée simple qui réside derrière ce type de campagne est la suivante: si un internaute est intéressé par un produit sur mon site et qu’il ne l’a pas acheté, il pourrait l’être de nouveau, ou être attiré par un produit similaire.

Les valeurs ajoutées se déplacent.
La technicité du community manager, promu en social média manager (sorte de gestionnaire de campagne sur les médias sociaux), évolue à grande vitesse.

L’actualité ratrappe tout. Il y a déjà bien quelques mois que les réflexions sur l’uberisation de l’économie traversent les cerveaux. Dans le monde du tourisme, les TripAdvisor, les Bookings en sont les manifestations les plus visibles.

L’uberisation, c’est la captation des valeurs ajoutées

marketing-insightC’est un principe de base de toute uberisation : la captation des valeurs ajoutées créées par les producteurs de services (hôtels, campings, villages de vacances, etc..) se réalise de manière désirée et non contrôlée. Dans ce secteur, la recherche du client pourrait, si les professionnels n’y portent pas attention, se retrouver à confier leur commercialisation aux pure player du web (bookings, Tripadvisor, La fourchette, etc…)

Comment ça marche?

Venez confronter vos offres à nos nombreux visiteurs sur le web, nous vous apporterons les remplissages qu’il vous manque, disaient ils?
Derrière cette promesse, l’hébergeur, le transporteur donne en pâture son fichier client, celui là même qui lui assure habituellement ses bases de remplissage.
Le temps passant, ce sont les valeurs ajoutées qui s’en vont vers les pure players du web, laissant au passage les acteurs du tourisme avec les portions congrues.

Confier sa recherche de clientèle à des acteurs économiques externes, c’est s’assurer qu’ils s’approprieront vos nouvelles clientèles par leurs propres propositions.
Et qu’ils s’en nourriront!

L’uberisation, c’est profiter du travail gratuit des acteurs du web

Y participent les marques gratuitement avec leur présence sur les médias sociaux, et les internautes qui dévoilent leurs centres d’intérêt et leur CV en ligne

Le community manager, producteur de liens pour Google, Facebook et les autres

seoSous couvert de positionner les marques dans l’univers du web, de leur faciliter leur transformation digitale, le community manager consolide les Open graph, participe à la mise en place de liens pertinents pour les moteurs de recherche.

C’est là que tout à chacun constate que ces acteurs bénéficient du travail produit par les marques elles mêmes, les rendant au fil du temps plus dépendantes.

Les internautes premiers acteurs de la Big Data

Ils donnent leur adresse, renseignent quantité d’informations sur le web. Ils partagent sur leurs centres d’intérêt, leurs convictions et nourrissent à leur insu, les bases de  données des réseaux sociaux sur lesquels ils sont présents et actifs.

Avec 2 types d’acteurs vous avez façonné les bases de données.
Les marques y ont donné les contenus, les internautes les ont avalisés.

Et les réseaux sociaux et les moteurs de recherche sont en mesure de délivrer leurs savoirs sur leurs comportements.
Ils deviennent pour un temps, les maîtres de la demande sur l’Internet.

L’uberisation est elle en marche?
Non, juste une mutation, une transformation économique.
Et si nous revenions à d’autres classiques, comme le Yi King?

 

 

Photo une: Berlin, logo de la marque Uber via Shutterstock

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